Hiver 2018

Je médite 4 jours par semaine. Je fais souvent plusieurs méditations; en général, je commence par l’inventaire corporel et je poursuis par de la méditation assise. Je pratique quasi tous les jours les activités en pleine conscience, mais ce n’est pas encore systématique pour toutes les activités. Le brossage des dents en pleine conscience est une routine et pour les autres activités, je pense que cela viendra.

Je me sens beaucoup moins stressée et je gère mieux les émotions et les choses du quotidien, j’ai moins d’angoisses, je suis plus calme. Au niveau de l’humeur, j’ai constaté un changement. Je suis beaucoup moins triste.

D’un point de vue physique, c’est bienfaisant du fait que je me crispe moins, je respire mieux, je me détends et cela fait moins mal. J’ai toujours besoin de médicaments, mais la méditation est une bonne aide. Que du positif. Par rapport à la maladie, je ne peux pas dire que j’ai passé le cap, j’ai encore des vagues qui me noient et me submergent, mais ce n’est pas du tout comparable à ce que cela à pu être à certains moments. Je dirai, pour donner une image, avant la maladie, il y avait comme une chape de plomb qui m’écrasait. Maintenant, c’est uniquement quand j’ai des douleurs intenses que je ressens cela.

En résumé, j’ai gagné en qualité de vie. J’ai bossé pour cela. Ce matin, j’ai pris un moment pour voir le chemin parcouru depuis la première séance à aujourd’hui. Au début des séances, j’étais très sceptique. Mais j’ai écouté la petite voix curieuse qui me disait: on y va. Ce moment-là je m’en souviendrai toute ma vie. J’ai fait le bon choix, j’ai été étonnée, ébahie, surprise et je suis totalement contente de voir ce que cela m’apporte au quotidien, dans ma vie. Si je repense à comment j’étais il y a quelques mois et comment je suis aujourd’hui, je trouve qu’il y a un chemin énorme. J’étais angoissée, déprimée et je n’avais plus goût à rien. Maintenant je reprends ma vie en main, et je réalise que je peux vivre de bonnes et belles choses. Lors des cours j’avais envie de prolonger le moment pour profiter des bénéfices. Les jours où j’avais congé, je pouvais les sentir. Les jours où je devais aller travailler après le cours, pour cette raison, je n’en avais pas envie, de peur de ne pas les sentir.

J’ai commencé par des séances individuelles, et je les appréciais beaucoup, je parlais beaucoup et vous m’avez beaucoup guidée. J’avais un stade émotionnel qui faisait que j’avais besoin de ce temps. C’était une heure trente que pour moi, et j’en avais besoin. Les séances en petit groupe, j’ai trouvé qu’il y avait suffisamment d’espace pour moi, c’était encore intime et profitable. Finalement, on a toujours l’impression d’être seul au monde dans la souffrance. C’était intéressant au niveau du partage sur nos expériences. Entendre quelqu’un d’autre s’exprimer apporte un autre éclairage, une autre façon de voir les choses et permet de se poser des questions. Au final, j’ai aimé les deux aspects de la formation, j’y ai trouvé mon compte. Si avant j’appréhendais le groupe, après j’aurais souhaité qu’on soit plus nombreux. Maintenant quand je rencontre une personne en difficulté dans mon entourage, je lui parle de mindfulness, j’ai vraiment intégré cette pratique dans ma vie et elle m’apporte du positif.

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