J’ai appris, dans mes pensées et dans mes émotions, à prendre de la distance. En fait, à essayer de ne pas toujours chercher des explications à ce que l’on ressent et pourquoi on le ressent. Je sais maintenant que les hypothèses ne sont pas de vérités. Si je suis toujours en train de chercher le pourquoi, je ne vais pas avoir une réponse, je vais avoir 150 hypothèses et je vais ruminer. Maintenant, quand je fais cela, je m’en rends compte, j’accepte ce que je ressens et j’arrête de ruminer. Je fais plus confiance à ce que je ressens plutôt qu’à ce que je pense. J’ai de la peine à savoir quand c’est utile de réfléchir sur ce que je fais et qui je suis, et quand c’est inutile. Maintenant je teste, et c’est comme si avant j’avais peur de la sensation ou de ce qui pouvait arriver avant que ce ne soit là. Je suis plus attentive dans les interactions humaines à ce qui se passe en moi. Je peux observer mes sentiments et observer ce qui se passe pour voir s’ils sont fondés ou non. C’est une observation sans jugement et non une observation pour conforter ou confirmer ce que je sens.

J’ai trouvé agréable de venir aux cours, les cours individuels et en groupe sont complémentaires. Je trouve bien de voir d’autres personnes qui vivent différemment l’expérience de la méditation et de la régulation du stress, ça fait prendre conscience de ce qui est propre et de ce qui est commun dans les interactions. La séance où on a fait de l’explicitation et de l’ancrage ressource, c’était assez fort et cela m’a aidée à faire l’inscription au chômage. J’ai parfois l’impression d’être comme un oignon avec des couches de peur. J’ai pris conscience que je ne connais qu’une partie de la réalité et que ma perception de la réalité se modifie si j’observe différemment. C’est ce que j’essaye de faire maintenant. Je sais que ce que j’observe n’est pas la vérité ou la réalité totale. Je peux prendre la mesure de la part qui vient de moi dans cette observation.

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